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Jeudi 19 octobre 4 19 /10 /Oct 18:22

Source : Wikipedia.

L'affaire du Probo-Koala est une catastrophe environnementale survenue en Côte d'Ivoire en septembre 2006 qui fit 8 morts, 37 blessés graves et 7000 intoxiqués.

Elle tire son nom du navire pétrolier qui a acheminé les déchets en Côte d'Ivoire en août 2006. Le Probo-Koala est un navire pétrolier immatriculé au Panama et appartenant à une compagnie grecque, et affrété par la société hollandaise et suisse Trafigura. Ce pétrolier a déchargé au port d' Abidjan en août 2006 des déchets toxiques, ces derniers, répandus à terre en zone de décharge entraînèrent la mort de 8 personnes et l'intoxication de 6000 autres.

Le parcours du Probo-Koala

Amsterdam (Pays-Bas) 2-5 juillet 2006

Le Probo Koala, propriété d’un armateur grec, naviguant sous pavillon panaméen (pavillon de complaisance) et loué par Trafigura-Londres, la filiale anglaise de Trafigura voulait faire retraiter à Amsterdam, début juillet 2006, un mélange d'essence et de lessive de soude. Les résidus toxiques du Probo-Koala déchargés à Abidjan en août 2006 étaient déjà dans les citernes lorsque le bateau a relâché à Amsterdam, au début du mois de juillet 2006. La société a refusé la décontamination, qu'elle jugeait trop longue et trop coûteuse.

Le retraiteur APS, lors de tests en laboratoire, a remarqué alors que les substances ne correspondaient pas aux informations données plus tôt par le donneur d’ordre. Selon le directeur d’APS, il s’est ensuivi une négociation sur le prix qui n’a pas abouti. Les résidus qui avaient entre-temps été transbordés sur un petit navire, ont été rechargés sur le Probo Koala. L’opération ayant causé une grande puanteur du fait de la présence de fortes quantités de sulfure d'hydrogène (H2S), le Ministère public de La Haye a fait ouvrir une enquête sur d’éventuels transgressions des règles environnementales.

Les services de l'environnement d'Amsterdam ont tenté de faire immobiliser le navire, mais se sont heurtés à l'administration nationale. Les services chargés de l'inspection des navires ont, en tout cas, laissé le tanker faire route vers l'Estonie, puis le Nigeria et la Côte d'Ivoire.

Le pétrolier qui a transporté des résidus toxiques de fioul en Côte d’Ivoire aurait pu faire retraiter ces déchets à Amsterdam, mais le donneur d’ordre a trouvé que c’était trop coûteux. Le propriétaire du navire était tenu de faire retraiter les résidus par une entreprise de retraitement internationalement reconnu, commente le retraiteur Amsterdam Port Services (APS), auquel le Probo-Koala s’est adressé début juillet 2006.

Paldiski (Estonie) 9-13 juillet 2006

Chargement de produits pétroliers

Lagos (Nigéria) 1er-7 août 2006

Livraison de la cargaison de pétrole

Abidjan (Côte-d'Ivoire) 19-22 août 2006

A Abidjan, la compagnie Puma Energy, filiale de Trafigura, a pris contact avec la société Waibs, un intermédiaire qui conseille de faire affaire avec la société Tommy, agréée depuis le 12 juillet 2006, qui se chargea de l'épandage des produits dans une dizaine de décharges autour d'Abidjan.

Selon la direction de Trafigura Beheer BV, les déchets incriminés étaient un mélange d'essence, d'eau et de soude caustique résultant du nettoyage des cuves du navire. La firme assure avoir communiqué aux autorités ivoiriennes la nature des déchets et dit s'être assurée au préalable de leur "élimination sûre". Trafigura a expliqué qu'il s'agissait de "slops", des déchets maritimes, des boues qui restent au fond des citernes des navires. Les "slops" font l'objet d'une convention internationale (Marpol), qui interdit de les rejeter en mer. Les slops sont exportables pour être retraités dans des installations adéquates.

Les experts qui ont analysé les déchets pensent avoir détecté du sulfure d'hydrogène, qui peut être mortel à forte concentration. Trafigura pourrait avoir menti et s'être débarrassée en Afrique de résidus provenant de stockages industriels en Europe. Ces déchets industriels sont régis par la convention de Bâle et doivent être retraités au plus près et ne peuvent être exportés sans vérification de destination.

La quantité de déchet déversée par le Probo Koala reste inconnue. La société Tommy en a déchargé 528 tonnes.

Padilski (Estonie) (septembre 2006)

Le bateau panaméen est maintenu bloqué par Greenpeace dans le port de Padilski en Estonie. Le 26 septembre 2006, la Côte-d'ivoire demande une première fois, de façon officielle, le blocage du bateau. Les autorités estoniennes condamnent ce blocage et arguent qu'il n'y a pas de loi qui permette de bloquer un bateau et que les arguments avancés sont insuffisants. Le 27 septembre 2006, la Côte d'ivoire demande, une nouvelle fois, le blocage de ce bateau le temps d'une enquête. Le gouvernement de Tallinn accepte et immobilise le Probo Koala. La police criminelle estonienne a été envoyée au port de Paldiski pour l'empêcher de prendre la mer. Le ministre estonien de l'environnement déclare qu'il y a des traces de produits similaires dans la mer baltique.

La nature de la cargaison

Selon l'affréteur Trafigura

  • Selon Trafigura, il s'agit de slops, des résidus de fonds de câle peu toxiques. La compagnie néerlandaise affirme que ceux-ci ont "une teneur toxique très faible".
  • Le 25 septembre 2006, Trafigura a indiqué qu'elle disposait de tests indiquant la "teneur toxique très faible" de ses "eaux de nettoyage". Les résultats proviennent du laboratoire Saybolt, à Rotterdam, dont un des responsables, Jan Heinsbroek, a émis des doutes sur les échantillons qu'il a expertisés.

Selon les enquêteurs néerlandais>

  • Trois enquêtes sont ouvertes aux Pays-Bas: le parquet, la ville d'Amsterdam et le ministre des transports tentent de déterminer dans quelles circonstances le navire a pu quitter le pays alors que ses soutes ne contenaient sans doute pas que des résidus issus d'un nettoyage.
  • Selon une enquête du parquet néerlandais, cité le 23 septembre 2006 par le quotidien néerlandais de centre gauche De Volkskrant, le Probo Koala aurait raffiné en pleine mer du pétrole brut, en mélangeant soude et naphta. En mai et juin 2006, le Probo Koala aurait pu transformer 70 000 tonnes de pétrole brut en essence, en pleine mer. Selon De Volkskrant, le Probo Koala a reçu trois cargaisons de 28 000 tonnes de naphte en provenance des Etats-Unis.
  • L'opération de transformation consistait à libérer le soufre contenu dans le naphte à l'aide de substances dérivées de la soude et d'une substance adjuvante, un produit catalyseur utilisé dans les raffineries, appelé ARI-100 EXL. L'essence ainsi produite n'est pas exempte de soufre et ne pouvait donc être commercialisée en Europe. Elle pouvait, en revanche, l'être en Afrique (Le navire s'est rendu au Nigeria début août 2006). Ce sont les 70 tonnes de résidus de l'opération qui auraient été déchargé en Côte d'Ivoire.
  • Cette manipulation aurait généré un bénéfice de 8 millions de dollars (5,5 millions d'euros) pour Trafigura, qui a jugé ces informations "complètement inexactes". Ce raffinage sauvage aurait formé des déchets très toxiques, dont 72 tonnes de résidus soufrés. (Le Monde des 24 et 26 septembre 2006)

Selon l'ONU

  • Selon un rapport de l'ONU, les déchets contiennent de l'hydrogène sulfuré, qui en quantités importantes peut être mortel. Un expert des Nations unies a affirmé que le déchargement de ces produits constituait clairement une infraction aux lois internationales sur le traitement des déchets toxiques.

Les suites

Gouvernement ivoirien

Le premier ministre ivoirien Charles Konan Banny a démissionné l'ensemble de son gouvernement le 6 septembre 2006 coupable selon lui de "négligences" dans l'affaire. Le 16 septembre 2006, il a nommé deux nouveaux ministres: transports et environnement.

Anaky Kobenan, ministre des transports, et Jacques Andoh, de l'environnement, n'ont pas été renouvelés. Le gouvernement ivoirien a également suspendu de leurs fonctions le directeur général des douanes, le directeur du port autonome d'Abidjan, le gouverneur du district d'Abidjan et le directeur des affaires maritimes du ministères des tranports.

Procédure judiciaire

Sur le plan judiciaire, sept Ivoiriens et un Nigérian ont été arrêtés à ce jour par les autorités ivoiriennes.

Enlèvement

L'enlèvement devait débuter le 17 septembre 2006 sous la houlette de la société Trédi, filiale du groupe français Séché, spécialiste du traitement des déchets.

Trafigura

Le 16 septembre 2006, deux dirigeants de Trafigura, Claude Dauphin et Jean-Pierre Valentini, ont été interpellés à l'aéroport d'Abidjan. Les deux hommes ont été remis à la police judiciaire ivoirienne, qui les a interrogés, puis mis à la disposition du procureur de la République qui leur a signifié leur mise en examen. Les deux hommes ont été écroués.

Références

  • Pollueurs d'Afrique, Le Monde, 14 septembre 2006
  • Trafigura: Une société au passé très sulfureux, Le Monde, 14 septembre 2006
Par Jacques - Publié dans : Actualités
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Dimanche 28 mai 7 28 /05 /Mai 16:17

Origine : www.bulletins-electroniques.com

De nombreux appareils restent branchés au secteur bien qu'ils ne soient pas en cours d'utilisation et consomment de l'énergie : téléviseurs, machines à laver, chaînes Hi Fi etc. (consommation en veille) ou chargeurs non connectés à leur téléphone cellulaire (consommation sans charge). On pourrait imaginer ces consommations insignifiantes ; il n'en est rien : l'Agence Internationale de l'Énergie estime que 5 à 15% de l'énergie consommée par les ménages résulte de tels gaspillages . Aux États-Unis, cela représente 5 milliards d'USD par an.

Dans la plupart des cas, les appareils restent branchés sur une multiprise pour éviter, tout simplement, que de multiples câbles débranchés ne s'entrecroisent et deviennent difficiles à démêler quand on souhaite les utiliser. Le Wall-Spider (araignée au mur) est un artefact, fabriqué à partir de plastiques d'emballage récupérés, permettant de garder 8 prises mâles déconnectées au voisinage d'une prise femelle sans risque d'entrecroisement.

Pour en savoir plus : Sean Pike - email : seanp@axemail.co.za
Source : www.scienceinafrica.co.za
Rédacteur : S. Elmaleh, samuel.elmaleh@diplomatie.gouv.fr

Cette information est un extrait du BE Afrique du Sud numéro 7 du 17/01/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Afrique du Sud. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com

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Jeudi 25 mai 4 25 /05 /Mai 19:59

Origine : www.bulletins-electroniques.com

Après 10 ans de recherche, l'équipe du Prof Vivian Alberts (Université de Johannesburg) a réussi une percée dans la conversion directe du rayonnement solaire en énergie électrique. La technologie, brevetée à travers le monde, repose sur un capteur recouvert d'une mince couche d'alliage métallique (5 micromètres) permettant une conversion bien supérieure à celle des panneaux en silicium et à un coût très inférieur.

L'allemand IFE Solar Systems a investi 70 millions d'euros dans la découverte sud africaine et pense fabriquer 500.000 panneaux en 2006 pour répondre à la demande internationale.

Pour en savoir plus : Prof Vivian Alberts - email : va@na.rau.ac.za

Contacts : http://www.uj.ac.za/physics/

Source : http://www.int.iol.co.za

Rédacteur : S. Elmaleh, samuel.elmaleh@diplomatie.gouv.fr

Cette information est un extrait du BE Afrique du Sud numéro 8 du 15/03/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Afrique du Sud. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com

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Lundi 22 mai 1 22 /05 /Mai 11:21

Source : Sous la pression populaire, le président bolivien met fin à la présence de Suez en Bolivie du site Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde (CADTM).

par Eric Toussaint

Le 13 janvier 2005, après 3 jours de mobilisation des habitants de El Alto, le président bolivien a émis un décret par lequel il met fin à la concession de 30 ans accordée à la transnationale Suez des Eaux. Il s’agit d’une nouvelle victoire du peuple bolivien dans sa lutte pour récupérer le contrôle public sur ses ressources naturelles. Déjà en avril 2000, les habitants de la région de Cochabamba avaient réussi à se débarrasser de la domination du consortium international dirigé par la transnationale états-unienne Bechtel sur la distribution d’eau dans la région. En octobre 2003, un soulèvement national durement réprimé (plus de 90 morts) avait entraîner la chute du président Lozada et la suspension du projet de vente du gaz naturel à un consortium transnational privé dirigé lui aussi par des grandes entreprises états-uniennes.

Quelles raisons entraînèrent le soulèvement populaire de janvier 2005 à El Alto ?

Le 24 juillet 1997, suite aux pressions exercées par la Banque mondiale (BM) et le FMI, les autorités boliviennes ont accordé à l’entreprise Aguas del Illimani - Suez une concession de 30 ans pour la distribution d’eau potable et l’assainissement des eaux usées de la municipalité de El Alto et de la capitale La Paz. Aguas del Illimani est contrôlée par l’entreprise Suez qui domine au niveau mondial le commerce de l’eau en compagnie de Vivendi (France) et de Thames (Grande-Bretagne). Cette concession a été attribuée de manière frauduleuse car on n’a pas respecté les règles normales d’un appel d’offres public. Celui-ci a été lancé sur la base d’une étude réalisée par la banque française Paribas. Une seule entreprise répondit à l’appel : Aguas del Illimani - Lyonnaise des eaux (Suez). Au lieu de procéder à un nouvel appel afin de recevoir plusieurs offres, le contrat a été signé à la va-vite. Cette concession à une entreprise transnationale est le résultat de la privatisation de l’entreprise municipale publique Samapa, qui a été imposée par la BM, le FMI et la Banque interaméricaine de développement (BID) lors de la renégociation de la dette bolivienne en 1996.

La BM est d’ailleurs directement partie prenante de la privatisation puisqu’elle détient 8% des actions de Aguas del Illimani par le biais de son instrument d’investissement privé, la Société Financière d’Investissements. De son côté, la Lyonnaise des eaux - Suez détient 55% des actions.

Suez privait 200.000 habitants de El Alto d’eau potable.

Alors que Aguas de Illimani affirmait que toute la population de El Alto avait accès à l’eau potable, la réalité était bien différente. 70.000 personnes vivaient dans des maisons non raccordées à la distribution d’eau car le prix du raccordement était exorbitant. En effet, il atteignait la somme astronomique de 445 dollars soit approximativement 8 mois de salaire minimum. Par ailleurs, 130.000 vivant sur le territoire de la concession accordée à Aguas del Illimani sont en dehors de l’aire desservie par la transnationale.

Insuffisance d’investissement dans l’entretien et l’amélioration des installations

Selon le contrat signé en 1997, Aguas del Illimani était tenue de garantir l’entretien et l’amélioration des conduites d’eau et des égouts. En réalité, les investissements réalisés étaient tout à fait insuffisants. Entre 1997 et 2004, Aguas del Illimani n’aurait investi que pour un montant de 55 millions de dollars provenant principalement de prêts de la Bm et de la BID ou de dons provenant de gouvernements au titre de l’aide publique au développement. C’est le cas des dons de la Suisse destinés à garantir l’accès des pauvres à l’eau potable. L’insuffisance d’investissements s’est traduite par des foyers de contaminations dans certains quartiers dus à la distribution d’eau non potable.

Augmentation des tarifs

Au début du contrat, en 1997, les tarifs ont augmenté de 19%. Le coût du raccordement a quant à lui augmenté de 33%. Alors que la loi bolivienne interdit la dollarisation des tarifs (loi 2066 du 11 avril 2000, art. 8), Aguas del Illimani a indexé les tarifs au dollar.

Voler les pauvres et les pouvoirs publics

Avec des tarifs exorbitants, Suez amortissait ses faibles investissements et s’octroyait un taux de profit de 13%. Non contente de cela, elle avait obtenu grâce à l’article 26 du contrat la garantie qu’en cas de non renouvellement de la concession en 2027, les autorités publiques devraient rembourser à l’entreprise tous les investissements réalisés. Par ailleurs, alors que Suez s’était engagée à verser à l’entreprise municipale Samapa 8 millions de dollars par an, celle-ci affirme qu’elle n’a reçu en réalité que 3,5 millions de dollars par an.

Banque mondiale : juge et partie

Pour toutes ces raisons, l’ensemble de la population de El Alto est sorti dans les rues trois jours durant exigeant le départ de Aguas del Illimani - Suez et le retour de la distribution d’eau au secteur public. Suez a annoncé suite au décret pris par le président de la Bolivie, qu’elle déposerait plainte auprès du CIRDI (Centre international des différends relatifs aux investissements), une des cinq branches du groupe Banque mondiale. Si jamais, le CIRDI acceptait de recevoir la plainte, son jugement serait frappé de nullité car la Banque mondiale serait à la fois juge et partie. En effet, comme indiqué précédemment, la Banque mondiale est actionnaire de Aguas del Illimani.

Par Jacques - Publié dans : Actualités
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Jeudi 11 mai 4 11 /05 /Mai 11:39

12 avril 2006.

L'INRA dans des études sur les biocarburants exprime son inquiétude sur la validité d'une telle approche.

L'organisme indique que l'usage de blé, de betterave et de colza comme bio-carburant n'aurait aucun impact pour améliorer l'indépendance énergétique de la France mais aurait pour conséquence la diminution des ressources alimentaires agricoles qui sont déjà à 50 % non alimentaires (80 millions de tonnes de ressource agricoles sont produites en Europe) ainsi que la diminution des réserves en eau.

D'autres filières plus efficaces en terme de rendement sont à l'étude comme la lignocellulose.

Sources

Source : Wikinews.

Par Jacques - Publié dans : Actualités
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