Alexis Carrel

Publié le par Jacques

Alexis Carrel
Alexis Carrel (1873 - 1944), chirurgien français (prix Nobel de médecine 1912).

L'homme cet inconnu

  • C'est la qualité des êtres humains qui importe, et non leur quantité.
  • C'est la sélection des détails et non pas leur nombre, qui donne à un portrait sa ressemblance.
  • Ce qui est spécifique de nous-mêmes ne possède pas de dimensions physiques. La place que nous occupons dans le monde ne dépend certainement pas de notre volume.
  • Chaque homme est une histoire qui n'est identique à aucune autre.
  • Il est étrange que la pensée, qui transforme la surface de la terre, détruit et construit les nations, et découvre de nouveaux univers au fond de l'immensité inconcevable de l'espace, s'élabore en nous sans consommer une quantité mesurable d'énergie.
  • Il existe en outre une classe d'hommes qui, quoique aussi dysharmoniques que les criminels et les fous, sont indispensables à la société moderne. Ce sont les génies.
  • L'adhésion de notre esprit à un système quelconque change l'aspect et la signification des phénomènes observés par nous. De tous temps, l'humanité s'est contemplée à travers des verres colorés par des doctrines, des croyances et des illusions.
  • L'amour stimule l'esprit quand il n'atteint pas son objet.
  • L'éminence même d'un spécialiste le rend plus dangereux.
  • L'homme devrait être la mesure de tout. En fait, il est un étranger dans le monde qu'il a créé. Il n'a pas su organiser ce monde pour lui, parce qu'il ne possédait pas une connaissance positive de sa propre nature.
  • L'humanité doit aujourd'hui concentrer son attention sur elle-même et sur les causes de son incapacité morale et intellectuelle. A quoi bon augmenter le confort, le luxe, la beauté, la grandeur et la complication de notre civilisation, si notre faiblesse ne nous permet pas de les diriger?
  • L'humanité doit se donner un cerveau immortel qui puisse la guider sur la route où en ce moment elle chancelle.
  • L'humanité n'a jamais rien gagné par l'effort de la foule. Elle est poussée en avant par la passion de quelques individus, par la flamme de leur intelligence, par leur idéal de science, de charité ou de beauté.
  • L'ignorance et la pauvreté ont les mêmes effets que la richesse.
  • L'impossibilité de définir une chose ne signifie pas sa non-existence.
  • L'intellectuel pur est une être incomplet, malheureux, car il est incapable d'atteindre ce qu'il comprend. La capacité de saisir les relations des choses n'est féconde qu'associée à d'autres activités, telles que le sens moral, le sens affectif, la volonté, le jugement, l'imagination, et une certaine force organique.
  • La beauté est une source inépuisable de joie pour celui qui sait la découvrir.
  • La beauté morale laisse un souvenir inoubliable à celui qui , même une fois, l'a contemplée. Elle nous touche plus que la beauté de la nature, ou celle de la science. Elle donne à celui qui la possède un pouvoir étrange, inexplicable. Elle augmente la force de l'intelligence. Elle établit la paix entre les hommes. Elles est, beaucoup plus que la science, l'art et la religion, la base de la civilisation.
  • La curiosité est une nécessité de notre nature. Elle est une impulsion aveugle qui n'obéit à aucune règle. Notre esprit s'infiltre autour des choses du monde extérieur, et dans les profondeurs de nous-mêmes, de façon aussi irraisonnée et irrésistible qu'un raton explore à l'aide de ses adroites petites pattes les moindres détails du lieu où il est enfermé. C'est cette curiosité qui nous oblige à découvrir l'univers. Elle nous entraîne irrésistiblement à sa suite sur des routes inconnues. Et les montagnes infranchissables s'évanouissent devant elle comme la fumée dispersée par le vent.
  • La destinée naturelle de toutes les civilisations est de grandir et de dégénérer, et de s'évanouir en poussière.
  • La difficulté ou l'obscurité d'un sujet n'est pas une raison suffisante pour le négliger.
  • La majorité des criminels ne sont pas dans les prisons.
  • La nécessité de choisir une seule route, parmi celles qui se présentent à nous, nous prive de voir les pays auxquels les autres routes nous auraient conduits.
  • La pensée ne grandit que chez ceux qui sont capables d'amour et de haine.
  • La recherche de Dieu est une entreprise toute personnelle.
  • Le faible d'esprit et l'homme de génie ne doivent pas être égaux devant la loi.
  • Le meilleur moyen d'augmenter l'intelligence des savants serait de diminuer leur nombre.
  • Le nombre immense des données que nous possédons aujourd'hui sur l'homme est un obstacle à leur emploi. Pour être utilisable, notre connaissance doit être synthétique et brève.
  • Le plus grand malheur que la civilisation scientifique a apporté aux hommes est l'oisiveté.
  • Le sacrifice paraît une condition nécessaire à la vie.
  • Le temps que nous observons dans la nature n'a pas d'existence propre. Il est seulement une façon d'être des choses.
  • Les êtres humains n'ont pas grandi en même temps que les institutions issues de leur cerveau. Ce sont surtout la faiblesse intellectuelle et morale des chefs et leur ignorance qui mettent en danger notre civilisation.
  • Les hommes de sciences ignorent où ils vont. Ils sont guidés par le hasard, par des raisonnements subtils, par une sorte de clairvoyance.
  • Nos états de conscience coulent dans le temps comme une rivière le long d'une vallée. De même que la rivière, nous sommes à la fois changement et permanence. Beaucoup plus que les autres animaux, nous sommes indépendants de notre milieu. Notre intelligence nous en a libéré.
  • Nous possédons beaucoup de travailleurs scientifiques, mais très peu de vrais savants.
  • On dirait qu'au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.
  • Saisir la réalité, sans l'aide du raisonnement, nous paraît inexplicable.
  • Seuls, la peur, l'enthousiasme, l'esprit de sacrifice, la haine ou l'amour peuvent donner la vie aux créations de l'esprit.
  • Souvent ceux qui sont capables de réfléchir deviennent malheureux.
  • Le progrès de la médecine ne viendra pas de la construction d'hôpitaux meilleurs et plus grands, de meilleures et plus grandes usines de produits pharmaceutiques. Il dépend de l'avénement de quelques savants doués d'imagination, de leur méditation dans le silence des laboratoires, de la découverte, au-delà du proscenium des substances chimiques, des mystères organismiques et mentaux. (chap. VIII, 11)

Source : wikiquote

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