Pascua-lama

Publié le par Jacques

Pascua-Lama est le nom d'une mine dont la construction devrait débuter en 2006. Elle est situé à environ 150 kilomètres au sud-ouest de Vallenar, Chili et à environ 300 kilomètres au nord-ouest de San Juan, Argentine. Il s'agit d'une mine à ciel ouvert située à 4600 mètres d'altitude. Dès 2009, elle devrait produire en moyenne 750 000 onces d'or et 30 million d'onces d'argent par année. La mine devrait avoir une durée de vie de 20 ans. Plusieurs compagnies participent à ce projet dont Barrick Gold du Canada.

L'emplacement de la mine est plutôt particulier, car il chevauche deux pays. Sa réalisation est rendue possible grâce à la signature de l'accord minier Chili-Argentine en 2004.

Lors de sa présentation, le projet minier nécessitait l'enlèvement de partie des glaciers Toro 1, Toro 2 et Esperanza. Ces glaciers recouvrent les dépôts d'or et d'argent. Le volume des glaciers à déplacer représente 300 000 mètres-cube de glace étalé sur une surface de 20 hectares.

Pour limiter les impacts écologique et empêcher la glace de fondre, les compagnies minières impliquées dans le projet propose de déplacer toute cette glace vers un nouvel emplacement ayant des caractéristiques géologiques équivalentes. Le site du glacier de Guanaco a été retenu comme emplacement final, ce dernier augmenterait en grosseur suite à l'ajout des glaces déplacés.

Ce projet minier est assez controversé dû aux impacts environnementaux du déplacement du glacier et de la pollution engendrée par la mine.

Source : Wikipedia

L'opinion d'un chilien

Pascua-lama

Situons tout d’abord le contexte:
le Chili est un pays qui possède de grandes réserves d’eau douce, reparties en fleuves, lacs et glaciers. Comme tout le monde le sait, l’eau est un bien précieux, une ressource naturelle qui pourrait devenir la cause de grandes guerres dans le futur .

Valle de San Félix

Dans la troisième région de notre pays, existe un lieu appelé “Valle de San Félix”(la Vallée de Saint Félix). C'est une commune où le chômage n’existe pas. Elle est peuplée d’agriculteurs qui apportent au pays sa seconde richesse financière la plus importante (en tant que région). Cette localité est arrosée par deux fleuves, qui prennent leur source dans les glaciers de la cordillère proche. Il offrent l’eau la plus pure du Chili!.

Les ennuis ont commencé lorsque quelqu’un a découvert sous ces glaciers le “TRESOR D’AMERIQUE” qui consiste en millions de dollars en or, argent et autres métaux.

Pour pouvoir extraire ces métaux, il est nécessaire de casser, de détruire les glaciers (du jamais vu auparavant dans le monde !) et, d’y faire deux énormes trous aussi grands que Chuquicamata (note du traducteur: soit aussi grand chacun qu’une montagne entiére): l’un sera pour extraire les minéraux, l’autre pour y jeter les déchets (les industries minières ne practiquent pas de recyclage).

Notre gouvernement a déjà approuvé ce projet, fixant la date de début des travaux dans le courant de l’année prochaine (2006) uniquement parce que les agriculteurs ont réussi à le faire ajourner.

Le nom de ce project est Pascua Lama. Il va être mis en application par une entreprise multinationale dont Bush père est l’un des actionaires....

Ce qui nous preocupe est en fait qu’en détruisant le glacier, ils en font de même avec cette précieuse réserve d’eau douce, s’attaquant aux deux fleuves qui abreuvent cette région et contaminant toute l’ eau pour la population des alentours. Désormais, elle ne pourra plus servir qu’à l’arrosage et deviendra impropre à la consommation humaine et même animale. De plus, JUSQU’AU DERNIER GRAMME D’OR IRA A LA RESERVE “GRINGA” (note: ETRANGERE) . IL N’EN RESTERA RIEN ICI DANS NOTRE PAYS. Alors que nous aurons à faire face à l’eau polluée avec les saletés et avec les maladies qui y feront leur nid !

...Ca fait longtemps que ces gens luttent pour leur terre, qui est leur unique source de travail. Mais ils n’ont pas eu le droit de s’exprimer à la TV à cause d’une ordonnance du Ministère de l’Intérieur. Leur seul espoir de mettre un frein à ce project est de le faire connaître au plus grand nombre possible de personnes afin de pouvoir saisir les cours de justice Internationales.

Je sais que ceci ne vous importe peut-être pas personnellement , mais je vous demande, si vous le pouvez, de le transmettre à vos amis.

Il FAUT QUE TOUT LE MONDE SACHE QUE CECI EST EN TRAIN DE SE PASSER AU CHILI ...
POUR CHANGER LE MONDE ...
IL FAUT COMMENCER PAR CHEZ SOI.

http://www.atinachile.cl/drupal/index.php?q=node/1235

Ing. Hiram Avila Toledo
Subgerente de Información y Seguimiento CONAFOR

Source : un document powerpoint reçu dans un email, information vérifiée sur HoaxBuster.

Vous pouvez aussi consulter un article sur Libération très bien fait, objectif et assez complet.

Pour en savoir plus, si vous lisez l'espagnol, vous trouverez une mine d'informations sur le site OLCA. Il semble que sur ce même site, on peut signer par Internet la pétition, mais ne comprenant pas l'espagnol, je n'ai pu le vérifier.

Enfin, vous pouvez aussi faire une pétition, en récoltant des signatures et en l'envoyant à :

Observatorio Latinoamericano de Conflictos Ambientales
av.Providencia 365 of.41
Providencia, Santiago de Chile
Fax: 56-2-3430696

Source de l'information : Forum Sens de la Vie

Vous pouvez également faire la demande du diaporama sur le forum Sens de la Vie après de l'auteur.

Réflexions

Les minerais d'or ont été largement exploités de par le monde. Extraire davantage d'or implique maintenant des coûts environnementaux faramineux, et cela souvent aux dépends des pays pauvres.

Cet or, pour la plus grande partie, se retrouve sous forme de bijoux.

On dit qu'un bijou offert est un gage d'amour, sans doute à cause de sa valeur marchande conséquente. Mais, ce que l'on sait moins, c'est le prix que payent d'autres gens ailleurs dans le monde..

Peut-être aussi que le meilleur gage d'amour, est d'aimer tout simplement.

Publié dans Actualités

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Alain Uguen 22/12/2005 14:00


> Cyber @ction 159 BARRICK et l'or des Andes : le carnage écologique


Le scandale silencieux continue,

au Chili, sans bruit, la nature va devoir subir une fois de plus les assauts
d'une grosse compagnie d'extraction de minerai. LA BARRICK, c'est son nom
continue dans son ouvrage de mort, à savoir réduire à néant un glacier, les
cours d'eau d'une vallée, l'agriculture vivrière, et au final l'avenir d'une
population, qui ne bénéficiera que de l'aumône que voudra bien lui accorder
son bourreau.

pour ceux qui lisent l'espagnol ;
http://www.olca.cl/oca/chile/region03/pascualama076.htm

pour ceux qui lisent le français ;
Barrick et l'or des Andes
http://www.ledevoir.com/2005/04/25/80239.html


site atinachile
http://www.atinachile.cl/drupal/index.php?q=node/1235

Faute d’avoir pu trouver un partenaire qui accepte de faire le lien avec les
associations qui luttent localement et la demande revenant périodiquement
dans les messages de nos adhérent-e-s, nous avons décidé de lancer seuls
cette cyber @ction.

En cette période de voeux merci de faire suivre à celles et ceux qui pensent
encore que la planète ne peut être abandonnée à la soif de profit de
quelques uns.

Alain Uguen

>>> COMMENT AGIR ?

C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix :
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
vborg@barrick.com
cyberacteurs@wanadoo.fr

Cliquer ici :

ou ici


Vérifiez que les deux adresses apparaissent bien.
6- Envoyez le message

cette cyber @ction est aussi signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Vice Président de la
Société Barrick Gold et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer
l'impact de cette action.

>#################################
Prénom, Nom:
Profession :
adresse :
code postal, ville :

Monsieur le Vice President

A l'heure où l'eau commence à devenir un sérieux problème sur notre
planète, je tiens à dénoncer votre projet de déplacer un glacier pour
pouvoir exploiter en toute tranquillité la mine d'or qui se trouve en
dessous. Et ce, malgré les dizaines de milliers de chiliens vivant, en
grande partie, grâce à l'eau fournie par le glacier.

Personne ne peut affirmer que la glace ainsi déplacée continuera à alimenter
les nappes phréatiques, ni la manière dont le glacier "amputé" réagira. Par
ailleurs, prévoir de dépolluer (à des fins de consommation) une rivière
conscencieusement contaminée par diverses substances toxiques (arsenic et
métaux lourds notamment) peut se révéler à hauts risques en cas de
dysfontionnement quelconque.

Refusant sous n'importe quelle condition la réalisation du projet minier
Pascua Lama de la Compagnie minière canadienne Barrick Gold, qui touche les
agriculteurs, les communautés Diaguitas, ainsi que les rivières, les
glaciers et les écosystèmes de la Vallée de Huascon, région d'Atacama,
Chili, Je vous demande donc d’abandonner votre projet qui est une
potentielle catastrophe écologique.

Veuillez recevoir, Monsieur le Vice President, mes salutations distinguées.

>#################################
CHILI : l'urgence est là


Au CHILI c'est toujours la même situation ;

http://eauetor.blogspot.com/

faites tourner l'info il y a danger!

La vaste diversité géographique du Chili pourrait accroître les différences
(culturelles) de caractère régional. Toutefois, le 9 juillet dernier, dans
20 villes de tout le pays, quelques 15.000 Chiliens se sont unis autour de
la problématique environnementale, au cours d’une des premières
manifestations à l’échelle nationale organisée pour dénoncer les pratiques
dévastatrices qui ont un impact négatif sur l’environnement et la qualité de
vie.

Depuis la chute de la dictature - il y a 15 ans (1973-1990)- les Chiliens
sont descendus dans la rue pour défendre les droits de l’homme et pour des
préoccupations sectorielles, mais n’ont jamais prêté la même attention aux
questions environnementales. Cette fois, ils ont par contre participé à des
manifestations simultanées, non seulement à Santiago, mais également à
Arica, dans l’extrême nord, et à Puerto Montt, dans l’extrême Sud. Cette
mobilisation témoigne d’une prise de conscience publique grandissante, chez
les Chiliens, des effets de la dégradation de l’environnement sur leur vie
quotidienne. Les entreprises multinationales qui investissent dans des
projets d’extraction de ressources naturelles génèrent de grandes attentes
au sein des communautés où prédominent la pauvreté et le chômage.

La population est divisée entre ceux qui voient ces projets comme un ballon
d’oxygène immédiat à leurs privations économiques et ceux qui craignent de
devoir payer, à long terme, un prix trop élevé en termes de santé et de
sécurité.

Le cas de Pascua Lama :

L’expérience de Pascua Lama, un projet mené dans la province septentrionale
de Huasco par la firme canadienne Barrick Gold, le troisième producteur
aurifère au monde, en est un exemple. Barrick Gold espère pouvoir extraire
une moyenne annuelle de 750.000 onces d’or et 30 millions d’onces d’argent
de la mine de Pascua Lama au cours des dix premières années d’exploitation.
L’entreprise exploite déjà 80% de réserves gisant sous trois glaciers qui
alimentent les bassins hydrographiques de la fertile vallée du Huasco, où
vivent 70 000 Chiliens.

Sur base du prix actuel de l’or, Barrick Gold estime, dans une publication
de l’industrie minière, qu’elle amassera, grâce à la seule extraction
aurifère, 7 milliards de dollars de bénéfices au cours des 17 années
d’opération. Pour atteindre cet impressionnant objectif financier,
l’entreprise a toutefois besoin d’étendre son exploitation aux 20 % de
réserves restants et prétend y arriver grâce un plan de gestion des glaciers
qui implique de faire bouger les glaciers de place, chose qui n’a jamais été
tenté nulle part dans le monde.

Les rivières qui naissent au sommet des montagnes seront affectées par des
eaux acides, ce qui représente une menace pour l’agriculture, la principale
source d’alimentation de la vallée. Peu d’emplois Les défenseurs du projet
présente la mine de Pascua Lama comme la panacée contre le chômage chronique
qui affecte la région. Les écologistes signalent pourtant que cette promesse
d’emploi se traduira par la création de 3.000 postes de travail durant la
phase de construction, mais que, à terme, parmi les 1.000 emplois qui seront
créés pour assurer le fonctionnement de la mine, pas plus de 40 postes
reviendront aux gens de la région. Les autres offres d’emploi demandent du
personnel hautement qualifié qui proviendra de zones urbaines plus
importantes.

« L’agriculture, l’activité qui est la plus menacée par la construction de
Pascua Lama, occupe 8.000 personnes », dit Patricio López, un des
coordinateurs nationaux de la manifestation de défense de l’environnement et
responsable des relations publiques de la Fondation Océana.

« Il faut penser au nombre d’emplois que va créer la mine de Pascua Lama et
au nombre qu’elle va supprimer. Pascua Lama est un projet qui va détruire
l’environnement, qui ne va pas créer d’emplois, qui ne va pas rapporter
d’impôts et qui va générer des bénéfices par millions ». La décision de la
Commission nationale de l’environnement (CONAMA) au sujet de l’expansion de
Pascua Lama est attendue pour la mi-septembre.

A quelques 300 kilomètres plus au sud, la mine Los Pelambres exploite des
réserves de cuivre, d’argent et d’or, près de la ville de Copiapó, dans la
Région IV. En activité depuis 2000, Los Pelambres est une entreprise du
groupe Luksic, responsable de graves dommages environnementaux au Pérou à
cause de sa fabrique de vermicelles Luchetti. Durant le processus
d’extraction et de traitement minier, les produits de rebut, contenant des
combinaisons d’ARSENIC, de cadmium, de PLOMB et de sulfure, sont séparés du
minéral. Une petite partie de ces substances se répandent dans l’air sous
forme de poussière, et la grosse partie est déposée dans des étangs
artificiels de re-lavage. En dépit des garanties données par l’entreprise et
le gouvernement sur le fait que ces dépôts ne représentaient aucun risque
pour la santé, les craintes de la population ont été confirmées, en juin
2002, quand de fortes pluies ont fait déborder les étangs artificiels. Les
résidus de cuivre qui y était concentrés se sont alors déversés dans les
rivières. Une gestion en rien exemplaire En mai passé, le ministère de
l’Economie a remis à Las Pelambres le Prix national de la qualité en
reconnaissance de ses pratiques de gestion exemplaires. Un mois plus tard,
des archéologues ont découvert que l’entreprise avait rasé des sites incas
et diaguitas, vieux de 2.000 ans, durant la construction d’un nouvel étang,
ajoutant de la sorte la destruction d’un site national historique à sa
triste histoire environnementale.

Encore plus au sud, à Valdivia, dans la Région X, l’entreprise Celulosa
Arauco y Constitución (CELCO) a débuté ses activités en février 2004.

Six mois plus tard, des cygnes à col noir et d’autres espèces de la réserve
naturelle Carlos Andwatter ont commencé à mourir. Bien que chaque communauté
se voit affectée par des conflits environnementaux spécifiques, elles
partagent des caractéristiques similaires. Selon López, ce qui s’est passé
avec CELCO et Pascual Lama est exemplatif « de la relation inappropriée qui
règne entre projet d’investissement et autorités publiques, de l’autorité
environnementale instituée qui ne sert strictement à rien et du travail de
citoyens qui s’épuisent à dénoncer en vain la situation auprès de toutes les
instances possibles ».

Alvaro Ramis représente le Centre oecuménique Diego de Medellín, un des
groupements instigateurs des manifestations de défense de l’environnement et
du Forum social chilien qui a eu lieu l’an passé. Ramis voit le Forum social
comme le canal « qui a permis de rendre visibles des conflits
environnementaux souvent cachés et de les faire vivre socialement, alors
qu’il est généralement difficile de leur donner une visibilité dans la
presse ». López insiste sur le fait que « voici à peine cinq ans, on pensait
habituellement que seule une sorte de tribu se préoccupait de
l’environnement, que les écologistes vivaient dans leur bulle, dans leur
propre microcosme. Cela faisait longtemps que nous essayions de briser cette
image. Maintenant, après la marche, les gens ont compris quel lien existe
entre l’environnement et l’économie. Cela nous réjouit de penser que la
mobilisation a à voir avec cette façon d’envisager les choses ».